Lundi 6 octobre 2008

De plus en plus en Communauté Francophone on évoque un remplacement des cours de Philo-Religion par des cours de sports. On évoque "le peu de médailles obtenues à Pékin"!!! Je dirais qu'au moins quatre médaillées pour un pays aussi petit que la Belgique c'est déjà pas mal quand des pays bien plus grand n'en ont obtenu qu'une, voire zéro!!!

Le danger se pointe, sans dire son nom. Celui du fascisme! N'est-ce pas dans les différents fascismes qu'on préférait la beauté du corps à celui de l'Esprit? Des scouts mussoliniens au cours de sporst olympiques du nazisme...

Quel est le réel danger de remplacer les cours de morale ou de religion par des cours de sports?

D'abord, à l'école les cours de religions sont contrôlés par l'Etat, soumis à approvation. Cela évite ce qui se passe souvent dans les cours dispensés par les églises évangélistes ou les mosquées: le radicalisme anti-laïciste belge.

Il faut savoir que dans les années nonantes des tracts du FIS (Front Islamique du Salut, parti terroriste algérien) circulaient librement dans pas mal de mosquées en Communauté Francophone. Si donc l'enfant, puis l'adolescent, n'ont comme point de repère que cet extrémisme meurtrier clairement nous arrivons à une désocialisation.

L'avantage des cours de religion en école est que de 1. Ils sont modérés, 2. Ils font se rencontrer à partir de 14 ans pour les adolescents les étudiants de religion et de morale d'autres confessions. Donc ils ouvrent l'esprit sur un monde pluriel non-limité à sa propre croyance.

Si je compare le prof de religion musulmane de l'école avec celui de l'école coranique, oui, je vois une grande différence. Celui de l'école coranique, regard sévère, condamne tout alors que celui de l'école rit de tout. En effet, je me souviens du sourire éternel qu'il y avait sur le visage du prof d'Islam de l'école, alors que les tristes bouilles sévères des diverses mosquées installées dans des immeubles d'habitation me rebuttent.

Si donc on remplace les cours de philo-religion par des cours de sports, certainement tout le monde sera capable de casser la gueule à tout le monde; mais personne ne sera capable d'écouter l'autre, qu'il soit musulman, juif, chrétien, athée!

par Philippe J-A Le Bihan publié dans : Politique belge
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Mardi 23 septembre 2008

L'histoire de la Révolution Française est un passage obligé du Lycée tant en France que en Communauté Francophone de Belgique, malheureusement. Histoire tronquée, présentée comme une image d'épinal d'un Peuple luttant pour sa Liberté. Quelle drôle de blague; et si on s'attardait sur ce qui jamais ne sera évoqué lors de ces cours magistraux?

J'ai déjà expliqué dans plusieurs articles comment ce fut plus un moyen pour la bourgeoisie d'accéder au Pouvoir et au Fonctionnariat, qu'une libération populaire joyeuse et sans arrière-pensée. Je ne décrirai donc pas ici ce mécanisme.

Comment commença l'agitation révolutionnaire? On nous apprend volontier que le peuple était exploité, soumis, sans droit à la parole et que donc il se révolta. En vérité, il en fut tout autrement. Il n'y avait parmis le Peuple aucune agitation pré-révolutionnaire. L'agitation était bien plutôt du côté des bourgeois, seuls assujettis aux impôts et qui en avaient tout simplement marre de les payer. C'est donc la volonté de droite de ne pas payer d'impôts qui fit débuter les hostilités.

La bourgeoisie, minoritaire par ailleurs, ne voulant pas risquer sa peau, trouva utile d'agiter le peuple pour en arriver à ses fins. Le Peuple ne sachant lire, ce fut sous la forme de carricatures dessinées que les tracts révolutionnaires circulèrent. Que représentaient ces dessins? Marie-Antoinette chevauchant son mari le Roi Louis XVI. Marie-Antoinette dans des tenues légères et le fouet à la main, dominant une armée de phalus. Je vous passe le reste.

Bref, cette révolution qui avait la prétention d'en finir avec le pouvoir de l'Eglise cette révolution usa de la piété catholique du Peuple afin de le pousser à la révolution républicaine. Les arguments étaient clairs: voyez cette dépravée de Reine que nous avons, elle domine jusqu'au Roi lui-même, c'est-à-dire jusqu'à la France.

Jamais aucun tract ne parlâ d'un quelconque manque de liberté. A propos de manque de liberté, il convient de savoir que la censure fut établie sous la Ière République par les Républicains! En effet, le Roi n'usa pas de la méthode de la censure pour tenter d'arrêter cette délation anti-féministe, tant il ne trouvait aucun intérêt à celle-ci.

Après deux ans de manipulations les bourgeois purent enfin lancer la troupe du peuple contre Versailles. Et là, nouvelle image d'épinal: celle de gueux qui la fleur au canon s'en allaient décapiter des nobles. Qu'on me permette de rappeler ici que pendant la Révolution les décapitations n'étaient le fait que de la bourgeoisie; aucun gueux n'étant autorisé à occire un noble.

La machine de Guillotin ne fit par ailleurs comme victime pas que des nobles. Des écclésiaux, des Francs-Maçons, diverses personnes appartenant à divers courants "mystiques" (jusqu'à Robespierre lui-même qui fut décapité selon sa condamnation pour "appartenance à une secte"), des gueux pour délits de droit-commun, le Roy et la Reine de France bien évidemment, des nobles aussi, et enfin... Lavoisier. Oui, le scientifique Lavoisier du "rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme" fut également décapité par les révolutionnaires!

A part ça, on admirait la rationnalité à... en perdre la tête!

Durant un siècle entier les révolutionnaires firent tourner la guillotine, ne se préoccupant que fort peu finalement des intérêts du peuple. Ils se préoccupèrent si peu du sort de ceux qui les assirent au pouvoir en 1789, qu'en 1871 éclata à Paris puis Marseilles un autre épisode: la Commune, qui cette fois n'opposait plus républicains et royalistes mais bien Peuple et Bourgeois. Un ciseleur nommé Thollain écrira aux députés bourgeois: "Nous avons la Liberté mais où sont l'Egalité et la Fraternité?".

Finalement comment peut-on récuser la peine de mort pratiquée aux USA et accepter la même peine de mort en tant qu'expédient révolutionnaire et bien plus aveugle que la justice américaine si on lit le décompte des victimes que fit la Révolution?

par Philippe J-A Le Bihan publié dans : Royalisme, Arts, Culture
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Lundi 22 septembre 2008

Enfin, après plus d'un an de trouble à l'ordre démocratique, la N-VA, parti nationaliste flamand qui n'hésitait pas de temps à autres à imaginer une alliance avec le VB, a décidé de jeter l'éponge et de passer dans l'opposition, invalidant de fait sa participation aux négociations inter-communautaires.

Si d'une part le CD&V et les partis élus flamands pleurent leur mise en infériorité numérique au parlement, on peut dire que ce sera au profit d'un dialogue plus fluide entre communautés. Il n'y avait que 6 ou 7 sièges détenus par la N-VA au fédéral, cela ne pouvait plus continuer à mettre en péril nos institutions et, partant, le modèle Monarchique belge.

Tant mieux donc, bye bye the nationalistes. Mais attendons encore un peu avant de vraiment nous réjouir. Car les infos, à l'heure actuelle, sont très contradictoires. Si en début d'après-midi il semblait que c'était la fin du Cartel CD&V/N-VA, Bart De Wever déclare ce soir qu'il y a encore des choses à faire en commun avec le CD&V.

Mais nous pouvons dire que nous entrevoyons enfin la sortie de la crise: N-VA out of government, fini les exigences inacceptables de facto de la part des francophones.

Mais je ne sais si on peut vraiment espérer cette fin de crise tant innattendue qu'elle se montre...

par Philippe J-A Le Bihan publié dans : Politique belge
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Mercredi 17 septembre 2008

A lire ce blog, beaucoup pourraient se demander comment on peut puiser autant dans Marx et dans un même mouvement critiquer le marxisme. C'est que si Marx était philosophe (et non économiste), les marxistes en ont retenu que l'homme du Matérialisme Historique.

Le tort et de Marx et des marxistes est de considérer l'histoire de l'humanité comme une mécanique rationnelle dont, si on en connais les antécédents, on peut en tirer des projections exactes sur son futur. C'est considérer que l'Homme se nourrit de rationalité, de calculs. C'est oublier toute la part d'irrationnalité qui habite l'Homme, toute sa part de folie tantôt douce tantôt meurtrière.

De cette part de folie innée, l'Homme et sa destinée historique sont tout simplement imprévisibles, non-calquables sur un modèle d'intéressement même économique. Ainsi si Marx a bien expliqué le comment dans la Révolution Française la bourgeoisie accède au pouvoir, il fut totalement incapable d'expliquer le Pourquoi de ladite révolution. En effet, pourquoi dût-on décapiter le Roy de France alors qu'en Angleterre la révolution industrielle et le passage au capitalisme se fit sans toucher un cheveux de la Famille Royale anglaise?

Cela on ne peut l'expliquer avec du matérialisme historique; on est obligé de prendre en compte la folie qui s'empara des révolutionnaires bourgeois et qu'ils propagèrent dans le Peuple.

Pour reprendre une phrase du clip des Concerts en Chine de Jean-Michel Jarre en 1981: "c'est quoi une révolution? Je ne sais pas mais ça à a voir avec la nourriture". C'est ainsi que les marxistes considèrent la marche de l'Histoire: le peuple a faim, il se révolte. Certes si un Parti l'agite, il se révoltera pour bien moins que la faim d'ailleurs, et servira docilement de chair à canon pour installer le Parti au sommet du Pouvoir.

L'extrême-gauche a beaucoup de points communs avec l'extrême-droite. Parfois pour les mêmes raisons, parfois pour d'autres raisons. L'anti-européanisme et l'anti-américanisme est l'un de ces points et pour la même raison: la notion de Souveraineté Nationale, terminologie que l'extrême-gauche récuse préférant la Souveraineté Populaire. L'un dans l'autre il ne s'agit que de la même chose. En découle l'anti-mondialisation, qui avoue déjà son paradoxe hideux à travers le terme d'alter-mondialisme. C'est-à-dire que la mondialisation n'est mauvaise que parce qu'elle est capitaliste et que si elle fut communiste elle serait la bienvenue.

Autre tort du marxisme: c'est d'être tout comme le catholicisme de Benoît XVI contre le relativisme. Le marxisme est comme toute religion prise dans ses extrêmes, absolutiste. C'est l'absolue solution au bonheur non d'un peuple mais de la planète entière! Le marxisme n'imagine pas qu'on puisse trouver son bonheur dans un autre système que le sien.

Cela implique un déni de démocratie. Déni assumé dans les divers courrants marxistes par l'usage du qualificatif "démocratie bourgeoise". Le bourgeois étant le puant, le repoussant, le pestiféré, l'étranger au peuple.

C'est pour toutes ces raisons, plus celles que j'ai évoquées dans d'autres articles, que je m'oppose définitivement au marxisme, bien que je considère mon Royalisme comme d'inspiration sociale.

par Philippe J-A Le Bihan publié dans : Royalisme, Arts, Culture
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Vendredi 12 septembre 2008
Inventé dans les années 1990, le concept de "ultra-libéral" conçu par les gauchistes pour redonner de l'élan à la lutte contre ce qui n'était toujours que du libéralisme tout court, n'existe tout simplement pas. Il n'existe nulle-part dans le monde du libéralisme appliqué à la lettre; Adam Smith n'a jamais été pratiqué.

En effet, si on devait suivre ce modèle, les gouvernements devraient "laisser faire le Marché, celui-ci étant régulé naturellement par une sorte de main invisible". On aurait assisté tout au plus à la disparition des gouvernements. Or la bourgeoisie, au contraire, chercha par tous les moyens à s'accaparer le Gouvernement comme je l'ai déjà expliqué à propos de la Révolution Française. Pourquoi? Bien évidemment parce que la théorie de la main invisible avait ses limites.

On peut distinguer non entre socialisme et libéralisme, mais bien plutôt entre keynésianisme étatique et keynésianisme libéral. Je donnerai ici un exemple d'actualité: les USA viennent de déclarer qu'ils financeront les banques fortement touchées par la crise du crédit immobilier. Cette annonce a d'ailleurs fait bondir en hausse les valeurs boursières mondiales.

Regardons bien le monde économique; n'est-il pas sans arrêt sous perfusion monétaire des Etats-Nations? La droite n'est pas libérale, elle est keynésianiste-libérale. De la liberté d'entreprendre, entreprises aidées de diverses manières (baisses d'impôts, primes à l'embauche, etc.). Si la Gauche préconise la création d'emploi par le subventionnement du secteur public (keynésianisme étatique), la Droite la préconise par le subventionnement du secteur privé.

C'est ce qui permet au binôme PS-MR de fonctionner si bien en Wallonie et à Bruxelles, ainsi que sous la législature précédente. C'est qu'ils sont tout simplement complémentaires; nullement en opposition mais en complémentarité.

C'est aussi pourquoi il n'y a jamais privatisation pure d'un service public. En effet, en ce qui concerne la Belgique, les services publics deviennent para-stataux. Le dynamisme du concurrenciel ajouté à la force de persuasion de l'Etat-Police-Justice pour les cas d'impayés.

C'est du communisme avant la lettre: pas l'aval de l'Etat, alors pas possible d'entreprendre. Pas l'aval de l'Etat, alors impossible également d'avoir accès aux services.

Il convenait de remettre les choses au point en cette matière, surtout à l'heure où le concept ou plutôt l'insulte de "ultra-libéralisme" fait tant d'émules.
par Philippe J-A Le Bihan publié dans : Divers
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