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Lundi 27 octobre 2008 1 27 /10 /2008 21:39

Je vais m'attardre ici sur la difficulté de monter sa PME ou son entreprise privée en Belgique quand on ne dispose pas d'un gros capital de départ en Belgique. Le sujet pourrait passer pour "de Droite", mais même le MR se désintéresse de la question.

Je m'explique ici: le MR prenant les chômeurs pour de cancres parresseux, les pousse à sortir du chômage jusqu'à parfois les obliger à devenir "indépendants". Mais jamais le MR n'a fait aucune proposition sur les problèmes rencontrés par les petits-indépendants, en fait qu'on pourrait qualifier de "faux-indépendants".

D'abord, il faut savoir qu'en Belgique, alors qu'un salarié paie seulement 20 € par trimestre pour sa mutuelle, environ, l'indépendant devra débourser dès le premier trimestre 600 € pour être couvert pour les mêmes risques que les salariés (hospitalisation INAMI, gros risques et pas seulement les "petits risques" réservés usuellement aux indépendants, etc.).

Ensuite, alors que l'indépendant cotise au même niveau que les travailleurs salariés aux impôts, il n'aura néanmoins pas droit au chômage s'il se trouve en faillite et devra faire recours au CPAS... à condition qu'il ne soit pas propriétaire de quelque bien que ce soit sinon il devra vendre avant d'y avoir droit!!!

Enfin, pour ce qui est de la Pension, alors que je le répète l'indépendant cotise au même niveau qu'un salarié, il n'y a pas droit. Il aura seul droit au GRAPA, équivalent du minimex pour les personnes âgées. S'il ceut une pension correcte, il devra souscrire à une assurance auprès d'une banque privée jusqu'à 65 ans!

Bref, ce n'est pas de tout repos si l'on a pas déjà, de sa famille, un compte bien rempli comme capital de départ. Et ces problèmes, même le MR n'a jamais envisagé de les régler!!!!!

Par Philippe J-A Le Bihan - Publié dans : Politique belge
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Mercredi 22 octobre 2008 3 22 /10 /2008 22:34

Si le Peuple sait depuis longtemps qu'il y a un problème économique, et en pleurent, le monde politique lui vient de le découvrir par la faillite ou risque de faillite des banques, et les alter-mondialistes, gauchistes de toutes tendances, en rient: n'était-ce pas ce que le prophète de la religion marxiste, Karl Marx, prédisait?

Certes il le prédisait, et il était temps que 250 ans après cela se concrétise. Mais n'est-ce pas finalement une situation qu'on a déjà connue en 1929 puis en 1971 avec la crise pétrolière, et n'a-t-on pas surmonté ces deux crises haut-la-main?

Je m'intéresse à ce sujet suite à un Thema spécial d'Arte, dont le moins qu'on puisse dire est que cette crise semblait réjouir fortement une représentante d'ATTAC. L'équation impossible entre socialisme et écologie enfin résolue?

Dans la série "ça m'amuse", Elio Di Rupo sonna il y a maintenant trois semaines le glas du système capitaliste pour annoncer que l'avenir appartenait au "socialisme".

C'est là commettre une erreur d'envergure: nier la capacité d'adaptation du capitalisme. En effet, le capitalisme aura tout avalé: l'écologie primaire d'abord, le développement durable ensuite, les néo-coopératives enfin. Toutes ces innovations, le capitalisme les aura intégrées, souvent pour le plus grand malheur du Peuple.

Outre par ailleurs que la seule innovation du socialisme par rapport au capitalisme est de ne plus laisser la possibilité d'entreprendre à des personnes privées mais au seul Parti. Des crises d'envergure, les pays du Communisme Réel en ont connu et en connaissent aussi. S'il s'agit de déplacer le problème des faillites des banques vers l'Etat, on ne voit pas trop l'innovation.

ATTAC de se réjouir, prônant un socialisme démocratique et écologique: je me répète bien que je déteste ça, le capitalisme a intégré ce mode de fonctionnement depuis longtemps déjà même si on en voit pas les effets à grande échelle.

On entend souvent parler de "troisième voie"économique. Il ne s'agit le plus souvent que de définir par là ce qui se fait maintenant, pour la gestion de l'après-crise, d'un keynésianisme libéralo-étatique. Un libéralisme régulé pour parler plus clairement.

En fait le libéralisme fut toujours régulé, et je ne vois là aucune innovation. Je ne suis pas d'accord non plus avec l'origine qu'on donne à la crise, la faisant passer pour une crise des "subprimes" ou une crise de l'immobilier.

En fait la crise date exactement, pour ma part, du passage à l'Euro. Une monnaie forte en plus dans le monde. Souvenons-nous de la crise qui suivit en France le passage à un Franc Fort qui vallait en gros 10x plus que l'Ancien Franc... On ne passe pas à une Monnaie forte sans faire de dégâts.

Pour moi, la crise financière est montée du bas de l'échelle sociale vers le haut. Cela a commencé par une perte du pouvoir d'achat du Peuple, pour passer par une perte du pouvoir d'investissement de la classe moyenne et se terminer en crise majeure pour la haute bourgeoisie banquière.

L'origine en est la compétition entre les USA et l'UE pour une monnaie qui vallait et était plus compétitive que ceux d'en face. Pour ce faire, baisse des taux directeurs, etc.

Mais il est vrai que l'on ne peut réduire cette crise à un simple problème de pouvoir d'investissement, même si c'est là qu'en est le noyau. C'est une crise économique majeure, certes il convient de le reconnaître.

Et c'est le moment de sortir des camps fermés qui opposeraient d'une part le capitalisme et de l'autre le socialisme ou communisme. C'est également le moment de profiter de la capacité d'adaptation du capitalisme pour proposer une véritable troisième voie.

Après Adam Smith, après Karl Marx, souvenons-nous de Nash et... réhabilitons Gorbatchev!!!

Que voulait faire Gorbatchev? Faire que sur un même territoire cohabitent en bonne entente le système communiste et le système capitaliste et ce dans un pays dont la base était communiste.

Outre qu'il n'y a pas que ces deux systèmes qui existent, bien qu'ils soient les plus connus. Il faut prendre en compte le coopérativisme, l'anarcho-syndicalisme, le communisme et le capitalisme bien évidemment, le proudhonisme et encore bien d'autres modèles spécifiques.

Bref une économie à la cartepourrait être une forme de solution selon le vieil adage: "ne mettez pas tous vos oeufs dans le même panier". Notons que le capitalisme a déjà fait de grands efforts en ce sens, mais qu'il doit aller plus loin en n'incluant pas tous ces systèmes sous sa coupe seule mais en acceptant de partager le pouvoir régulateur avec l'Etat mais aussi, et ce doit être là la nouveauté, les acteurs citoyens qui deviennent de facto des entrepreneurs, quel que soit le système dans lequel ils décident de s'incorporer.

Grand défi tant pour le capitalisme que, surtout, pour les divers mouvements gauchistes qui ont perdus la capacité qu'ils avaient autrefois à investir notamment à l'époque dans des coopératives productrices de marchandises.

Par Philippe J-A Le Bihan - Publié dans : Divers
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Lundi 6 octobre 2008 1 06 /10 /2008 02:31

De plus en plus en Communauté Francophone on évoque un remplacement des cours de Philo-Religion par des cours de sports. On évoque "le peu de médailles obtenues à Pékin"!!! Je dirais qu'au moins quatre médaillées pour un pays aussi petit que la Belgique c'est déjà pas mal quand des pays bien plus grand n'en ont obtenu qu'une, voire zéro!!!

Le danger se pointe, sans dire son nom. Celui du fascisme! N'est-ce pas dans les différents fascismes qu'on préférait la beauté du corps à celui de l'Esprit? Des scouts mussoliniens au cours de sporst olympiques du nazisme...

Quel est le réel danger de remplacer les cours de morale ou de religion par des cours de sports?

D'abord, à l'école les cours de religions sont contrôlés par l'Etat, soumis à approvation. Cela évite ce qui se passe souvent dans les cours dispensés par les églises évangélistes ou les mosquées: le radicalisme anti-laïciste belge.

Il faut savoir que dans les années nonantes des tracts du FIS (Front Islamique du Salut, parti terroriste algérien) circulaient librement dans pas mal de mosquées en Communauté Francophone. Si donc l'enfant, puis l'adolescent, n'ont comme point de repère que cet extrémisme meurtrier clairement nous arrivons à une désocialisation.

L'avantage des cours de religion en école est que de 1. Ils sont modérés, 2. Ils font se rencontrer à partir de 14 ans pour les adolescents les étudiants de religion et de morale d'autres confessions. Donc ils ouvrent l'esprit sur un monde pluriel non-limité à sa propre croyance.

Si je compare le prof de religion musulmane de l'école avec celui de l'école coranique, oui, je vois une grande différence. Celui de l'école coranique, regard sévère, condamne tout alors que celui de l'école rit de tout. En effet, je me souviens du sourire éternel qu'il y avait sur le visage du prof d'Islam de l'école, alors que les tristes bouilles sévères des diverses mosquées installées dans des immeubles d'habitation me rebuttent.

Si donc on remplace les cours de philo-religion par des cours de sports, certainement tout le monde sera capable de casser la gueule à tout le monde; mais personne ne sera capable d'écouter l'autre, qu'il soit musulman, juif, chrétien, athée!

Par Philippe J-A Le Bihan - Publié dans : Politique belge
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Mardi 23 septembre 2008 2 23 /09 /2008 22:57

L'histoire de la Révolution Française est un passage obligé du Lycée tant en France que en Communauté Francophone de Belgique, malheureusement. Histoire tronquée, présentée comme une image d'épinal d'un Peuple luttant pour sa Liberté. Quelle drôle de blague; et si on s'attardait sur ce qui jamais ne sera évoqué lors de ces cours magistraux?

J'ai déjà expliqué dans plusieurs articles comment ce fut plus un moyen pour la bourgeoisie d'accéder au Pouvoir et au Fonctionnariat, qu'une libération populaire joyeuse et sans arrière-pensée. Je ne décrirai donc pas ici ce mécanisme.

Comment commença l'agitation révolutionnaire? On nous apprend volontier que le peuple était exploité, soumis, sans droit à la parole et que donc il se révolta. En vérité, il en fut tout autrement. Il n'y avait parmis le Peuple aucune agitation pré-révolutionnaire. L'agitation était bien plutôt du côté des bourgeois, seuls assujettis aux impôts et qui en avaient tout simplement marre de les payer. C'est donc la volonté de droite de ne pas payer d'impôts qui fit débuter les hostilités.

La bourgeoisie, minoritaire par ailleurs, ne voulant pas risquer sa peau, trouva utile d'agiter le peuple pour en arriver à ses fins. Le Peuple ne sachant lire, ce fut sous la forme de carricatures dessinées que les tracts révolutionnaires circulèrent. Que représentaient ces dessins? Marie-Antoinette chevauchant son mari le Roi Louis XVI. Marie-Antoinette dans des tenues légères et le fouet à la main, dominant une armée de phalus. Je vous passe le reste.

Bref, cette révolution qui avait la prétention d'en finir avec le pouvoir de l'Eglise cette révolution usa de la piété catholique du Peuple afin de le pousser à la révolution républicaine. Les arguments étaient clairs: voyez cette dépravée de Reine que nous avons, elle domine jusqu'au Roi lui-même, c'est-à-dire jusqu'à la France.

Jamais aucun tract ne parlâ d'un quelconque manque de liberté. A propos de manque de liberté, il convient de savoir que la censure fut établie sous la Ière République par les Républicains! En effet, le Roi n'usa pas de la méthode de la censure pour tenter d'arrêter cette délation anti-féministe, tant il ne trouvait aucun intérêt à celle-ci.

Après deux ans de manipulations les bourgeois purent enfin lancer la troupe du peuple contre Versailles. Et là, nouvelle image d'épinal: celle de gueux qui la fleur au canon s'en allaient décapiter des nobles. Qu'on me permette de rappeler ici que pendant la Révolution les décapitations n'étaient le fait que de la bourgeoisie; aucun gueux n'étant autorisé à occire un noble.

La machine de Guillotin ne fit par ailleurs comme victime pas que des nobles. Des écclésiaux, des Francs-Maçons, diverses personnes appartenant à divers courants "mystiques" (jusqu'à Robespierre lui-même qui fut décapité selon sa condamnation pour "appartenance à une secte"), des gueux pour délits de droit-commun, le Roy et la Reine de France bien évidemment, des nobles aussi, et enfin... Lavoisier. Oui, le scientifique Lavoisier du "rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme" fut également décapité par les révolutionnaires!

A part ça, on admirait la rationnalité à... en perdre la tête!

Durant un siècle entier les révolutionnaires firent tourner la guillotine, ne se préoccupant que fort peu finalement des intérêts du peuple. Ils se préoccupèrent si peu du sort de ceux qui les assirent au pouvoir en 1789, qu'en 1871 éclata à Paris puis Marseilles un autre épisode: la Commune, qui cette fois n'opposait plus républicains et royalistes mais bien Peuple et Bourgeois. Un ciseleur nommé Thollain écrira aux députés bourgeois: "Nous avons la Liberté mais où sont l'Egalité et la Fraternité?".

Finalement comment peut-on récuser la peine de mort pratiquée aux USA et accepter la même peine de mort en tant qu'expédient révolutionnaire et bien plus aveugle que la justice américaine si on lit le décompte des victimes que fit la Révolution?

Par Philippe J-A Le Bihan - Publié dans : Royalisme, Arts, Culture
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Lundi 22 septembre 2008 1 22 /09 /2008 22:13

Enfin, après plus d'un an de trouble à l'ordre démocratique, la N-VA, parti nationaliste flamand qui n'hésitait pas de temps à autres à imaginer une alliance avec le VB, a décidé de jeter l'éponge et de passer dans l'opposition, invalidant de fait sa participation aux négociations inter-communautaires.

Si d'une part le CD&V et les partis élus flamands pleurent leur mise en infériorité numérique au parlement, on peut dire que ce sera au profit d'un dialogue plus fluide entre communautés. Il n'y avait que 6 ou 7 sièges détenus par la N-VA au fédéral, cela ne pouvait plus continuer à mettre en péril nos institutions et, partant, le modèle Monarchique belge.

Tant mieux donc, bye bye the nationalistes. Mais attendons encore un peu avant de vraiment nous réjouir. Car les infos, à l'heure actuelle, sont très contradictoires. Si en début d'après-midi il semblait que c'était la fin du Cartel CD&V/N-VA, Bart De Wever déclare ce soir qu'il y a encore des choses à faire en commun avec le CD&V.

Mais nous pouvons dire que nous entrevoyons enfin la sortie de la crise: N-VA out of government, fini les exigences inacceptables de facto de la part des francophones.

Mais je ne sais si on peut vraiment espérer cette fin de crise tant innattendue qu'elle se montre...

Par Philippe J-A Le Bihan - Publié dans : Politique belge
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