GUEUX-ROYALISTES BELGES
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A lire ce blog, beaucoup pourraient se demander comment on peut puiser autant dans Marx et dans un même mouvement critiquer le marxisme.
C'est que si Marx était philosophe (et non économiste), les marxistes en ont retenu que l'homme du Matérialisme Historique.
Le tort et de Marx et des marxistes est de considérer l'histoire de l'humanité comme une mécanique rationnelle dont, si on en connais les antécédents, on peut en tirer des projections exactes sur
son futur. C'est considérer que l'Homme se nourrit de rationalité, de calculs. C'est oublier toute la part d'irrationnalité qui habite l'Homme, toute sa part de folie tantôt douce tantôt
meurtrière.
De cette part de folie innée, l'Homme et sa destinée historique sont tout simplement imprévisibles, non-calquables sur un modèle d'intéressement même économique. Ainsi si Marx a bien expliqué le
comment dans la Révolution Française la bourgeoisie accède au pouvoir, il fut totalement incapable d'expliquer le Pourquoi de ladite révolution. En effet, pourquoi dût-on décapiter le Roy de
France alors qu'en Angleterre la révolution industrielle et le passage au capitalisme se fit sans toucher un cheveux de la Famille Royale anglaise?
Cela on ne peut l'expliquer avec du matérialisme historique; on est obligé de prendre en compte la folie qui s'empara des révolutionnaires bourgeois et qu'ils propagèrent dans le Peuple.
Pour reprendre une phrase du clip des Concerts en Chine de Jean-Michel Jarre en 1981: "c'est quoi une révolution? Je ne sais pas mais ça à a voir avec la nourriture". C'est ainsi que les
marxistes considèrent la marche de l'Histoire: le peuple a faim, il se révolte. Certes si un Parti l'agite, il se révoltera pour bien moins que la faim d'ailleurs, et servira docilement de chair
à canon pour installer le Parti au sommet du Pouvoir.
L'extrême-gauche a beaucoup de points communs avec l'extrême-droite. Parfois pour les mêmes raisons, parfois pour d'autres raisons. L'anti-européanisme et l'anti-américanisme est l'un de ces
points et pour la même raison: la notion de Souveraineté Nationale, terminologie que l'extrême-gauche récuse préférant la Souveraineté Populaire. L'un dans l'autre il ne s'agit que de la même
chose. En découle l'anti-mondialisation, qui avoue déjà son paradoxe hideux à travers le terme d'alter-mondialisme. C'est-à-dire que la mondialisation n'est mauvaise que parce qu'elle est
capitaliste et que si elle fut communiste elle serait la bienvenue.
Autre tort du marxisme: c'est d'être tout comme le catholicisme de Benoît XVI contre le relativisme. Le marxisme est comme toute religion prise dans ses extrêmes, absolutiste. C'est l'absolue
solution au bonheur non d'un peuple mais de la planète entière! Le marxisme n'imagine pas qu'on puisse trouver son bonheur dans un autre système que le sien.
Cela implique un déni de démocratie. Déni assumé dans les divers courrants marxistes par l'usage du qualificatif "démocratie bourgeoise". Le bourgeois étant le puant, le repoussant, le pestiféré,
l'étranger au peuple.
C'est pour toutes ces raisons, plus celles que j'ai évoquées dans d'autres articles, que je m'oppose définitivement au marxisme, bien que je considère mon Royalisme comme d'inspiration
sociale.
A lire ce blog, beaucoup pourraient se demander comment on peut puiser autant dans Marx et dans un même mouvement critiquer le marxisme. C'est que si Marx était philosophe (et non économiste), les marxistes en ont retenu que l'homme du Matérialisme Historique.
Marx n’était ni philosophe, ni sociologue, ni économiste, ni historien. Il n’était rien de tout cela et à la fois tout. Marx s’est efforcé de produire une analyse scientifique de la société afin de la changer. En est sorti le matérialisme dialectique.
Le tort et de Marx et des marxistes est de considérer l'histoire de l'humanité comme une mécanique rationnelle dont, si on en connaît les antécédents, on peut en tirer des projections exactes sur son futur. C'est considérer que l'Homme se nourrit de rationalité, de calculs. C'est oublier toute la part d'irrationalité qui habite l'Homme, toute sa part de folie tantôt douce tantôt meurtrière.
Certains marxistes on eu une lecture dogmatique et mécaniste de Marx (Karl Kautsky par exemple), mais c’est loin d’être le cas de tout les marxistes et encore moins de Marx lui-même.
Citons Lénine : « Pour un marxiste, il est hors de doute que la révolution est impossible sans une situation révolutionnaire, mais toute situation révolutionnaire n’aboutit pas à la révolution…
La révolution ne surgit pas de toute situation révolutionnaire, mais seulement dans le cas où, à tous les changements objectifs…, vient s’ajouter un changement subjectif, à savoir : la capacité, en ce qui concerne la classe révolutionnaire, de mener des actions révolutionnaires de masse assez vigoureuses pour briser… l’Ancien Régime, qui ne « tombera » jamais, même à l’époque des crises, si on ne le fait choir.
Telle est la conception marxiste de la révolution… »
En clair il n’y a pas de changement automatique, mais les changements ne peuvent avoir lieu que dans certains moments de l’histoire, est ces moments sont prévisibles dans une certaine mesure.
Dans tout les cas je peux t’assurer que Marx n’était certainement pas partisan d l’Homo œconomicus, cet acteur rationnel cher aux économistes néoclassiques, auquel tu semble faire référence.
De cette part de folie innée, l'Homme et sa destinée historique sont tout simplement imprévisibles, non-calquables sur un modèle d'intéressement même économique. Ainsi si Marx a bien expliqué le comment dans la Révolution Française la bourgeoisie accède au pouvoir, il fut totalement incapable d'expliquer le Pourquoi de ladite révolution. En effet, pourquoi dût-on décapiter le Roy de France alors qu'en Angleterre la révolution industrielle et le passage au capitalisme se fit sans toucher un cheveu de la Famille Royale anglaise?
Cela on ne peut l'expliquer avec du matérialisme historique; on est obligé de prendre en compte la folie qui s'empara des révolutionnaires bourgeois et qu'ils propagèrent dans le Peuple.
C’était bien de préciser qu’il s’agissait de philosophie de comptoir, je passerais donc sur la folie innée de l’Homme (une autre fois peut être). Pour ce qui est des révolutions anglaise et française, ce sont deux évènements assez différents dans deux pays assez différents et je n’ai pas ici le temps de m’étaler sur cette question. Je dirais donc juste que dans le premier cas il s’agissait d’une société beaucoup plus ouverte aux nouvelles classes et notamment la bourgeoisie alors que la France était un pays absolutiste hyper centralisé et beaucoup plus autoritaire ce qui à sans doute jouer un rôle. Pour ce qui est du Roi, sa décapitation était un acte symbolique fort et je pense nécessaire. Ce n’était qu’un pauvre bougre, j’en conviens, mais décapiter le Roi ce n’était pas décapiter Louis, mais une institution. Ceci dit s’il avait été un peu plus futé, il aurait pu assez facilement s’en sortir indemne.
L'extrême-gauche a beaucoup de points communs avec l'extrême-droite. Parfois pour les mêmes raisons, parfois pour d'autres raisons. L'anti-européanisme et l'anti-américanisme est l'un de ces points et pour la même raison: la notion de Souveraineté Nationale, terminologie que l'extrême-gauche récuse préférant la Souveraineté Populaire. L'un dans l'autre il ne s'agit que de la même chose. En découle l'anti-mondialisation, qui avoue déjà son paradoxe hideux à travers le terme d'alter-mondialisme. C'est-à-dire que la mondialisation n'est mauvaise que parce qu'elle est capitaliste et que si elle fut communiste elle serait la bienvenue.
Pour que ce soit clair une bonne fois pour toute. La gauche ou le communisme si vous préférez, n’à strictement rien avoir avec l’extrême droite. L’anti-américanisme n’est pas caractéristique de la gauche. Il s’agit d’une opposition à un système, le capitalisme et l’impérialisme, qui trouve actuellement son point d’orgue aux Etats-Unis, mais nullement contre une nation et un peuple. De même le terme anti-européen est erroné, puisqu’il s’agit d’une opposition à l’Union Européenne, c'est-à-dire une institution qui contourne le suffrage universel pour mieux mettre en place un système de domination économique et briser les mouvements sociaux.
Enfin, le communisme est un mouvement internationaliste, c'est-à-dire qu’il présuppose l’existence de nations. Il n’y a donc pas d’opposition avec le nationalisme, mais avec le chauvinisme qui n’est que le nationalisme des imbéciles (dont j’espère vous ne faites pas parti).
Ceci je vous accorde que cette question n’est pas toujours très bien comprise, notamment dans les mouvances trotskistes.
Autre tort du marxisme: c'est d'être tout comme le catholicisme de Benoît XVI contre le relativisme. Le marxisme est comme toute religion prise dans ses extrêmes, absolutiste. C'est l'absolue solution au bonheur non d'un peuple mais de la planète entière! Le marxisme n'imagine pas qu'on puisse trouver son bonheur dans un autre système que le sien.
Les Marxistes constatent que le bonheur est impossible dans un système de classe comme le capitalisme. Le communisme n’est autre qu’un système sans classe. D’autres problèmes surgiront sans doute mais ce sera aux générations futures de les identifier et de les corriger.
Cela implique un déni de démocratie. Déni assumé dans les divers courants marxistes par l'usage du qualificatif "démocratie bourgeoise". Le bourgeois étant le puant, le repoussant, le pestiféré, l'étranger au peuple.
Tant qu’il existe des classes aux intérêts antagonistes la démocratie est impossible. Le communisme c’est donc aussi et bien entendu la quête de la démocratie.
Le bourgeois n’est ni puant, ni pestiféré, ni même méchant. De toute façon il n’y a pas de problème avec le bourgeois en qu’individu, mais avec la bourgeoisie en tant que classe. Car en tant que clase la bourgeoise domine et exploite les autres classes et met tout en œuvre pour conserver sa position dominante.
Il n’y a aucune nécessité à étriper tout les bourgeois, il suffit de supprimer leur caractère de classe. Ce qui les caractérise en tant que classe bourgeoise, c’est la propriété des moyens de production et pour se débarrasser de la bourgeoisie il faut donc socialiser les moyens de productions. C'est-à-dire en faire la propriété collective de tout le peuple.
Par ailleurs le qualificatif démocratie bourgeoise ne constitue pas un déni de démocratie, mais désigne le système actuel qui est en grande partie une démocratie uniquement pour la bourgeoisie (les propriétaires des moyens de production), c'est-à-dire une démocratie au sein d’une minorité qui impose sa loi à une majorité.
C'est pour toutes ces raisons, plus celles que j'ai évoquées dans d'autres articles, que je m'oppose définitivement au marxisme, bien que je considère mon Royalisme comme d'inspiration sociale.
J’aimerais bien savoir de quel monarchisme vous vous revendiquez. Revendiquez-vous un retour au féodalisme, une dictature de droit divin, une monarchie aristocratique, un nouveau bonapartisme ? J’avoue que j’ai du mal mettre quelque chose de précis derrière le terme royalisme.
Qu’est ce que donc un royalisme d’inspiration sociale ?
En ce qui concerne la "folie innée de l'Homme", puisque les marxistes -TOUS LES MARXISTES- considèrent la raison naturelle comme seule rationnelle, toute part d'irrationnalité peut donc être qualifiée de "folie" et c'est en ce sens que j'emploie le mot.
La France des Capétiens, un pays absolutiste? Je vous renvoie à la lecture de Sociologie des Révolutions paru au PUF-Que sais-je?, dont l'auteur, professeur d'université parisien et pour le moins fervent républicain, note quand même qu'on était certainement plus libre sous Louis XVI et même Louis XIV que dans la République nouvellement installée. Votre vision, à ce sujet, dénote d'un dogmatisme cavalier: les oeuillères du gauchiste ou du stalinien ne permettent au cheval que de voir à gauche...
Je redis ici que l'extrême-gauche et l'extrême-droite ont beaucoups de points communs. Vous êtes contre les USA et contre l'UE parce qu'ils sont des étrangers qui veulent faire la loi chez nous. Cela ne vous rappelle aucune propagande nauséabonde?
Je comprends bien que vous n'ayez aucun problème avec les bourgeois en tant que personnes ou individus. En effet, Marx lui-même ne vécu-t-il pas comme un bourgeois? Les grands intellectuels faiseurs de chair à canon révolutionnaire ne sont-ils pas tous de grands embourgeoisés, qui intellectuels de salon, qui professeurs d'unif, voulant se donner bonne conscience en pouvant ainsi dire "j'ai servi la Cause"?
A propos de bourgeois qui profitent du travail du Peuple: voyez le discours MR à propos des chômeurs qui profitent du travail du Peuple. Non vraiment, le type de bourgeois que vous décrivez ici n'existe tout simplement plus. Vous avez en 2008, encore la vision du bourgeois fumant son cigarre et en haut-de-forme! Quelle propagande!
Classes aux intérêts antagonistes? Que je sache, le rêve du Peuple n'est-il pas lui-aussi d'être plus riche. Sinon, la Lotterie Nationale aurait déjà fait faillite!
Socialiser les moyens de productions. Bonne idée: mon appart est trop petit pour y organiser une fête; puis-je emprunter le vôtre pour un week-end, à la Nouvelle Année?
Enfin je me revendique du même royalisme que celui de Charles De Gaulle, François Mitterrand, François Bayrou et Jack Lang.
Si je parle du marxisme c'est pour l'avoir été, et y avoir beaucoup appris. Ne parlez donc pas du Royalisme, vous n'en connaissez pas assez à ce sujet! Confondre Royalisme et Bonapartisme, ce dernier étant du pur républicanisme Latin de l'Empire Républicain de César... Il fallait le faire!
Enfin, le communisme, une société sans classes? Dans les rêves de quelques scribouillards peut-être, car si c'était comme dans tous les pays communistes connus à ce jour, pour remplacer la bourgeoisie par loa bureaucratie fonctionnariale...
Bien à vous...
La grosse-tête de certains les poussants à utiliser des tailles de polices plus grandes que celles mêmes de mes articles!
Enfin pas du tout bravo pour l'argument millénaire du "communisme qui n'a jamais existé". Le communisme idéal des intellectuels marxistes qui font dire à Marx plus qu'il n'en a voulu dire, n'existera en effet jamais. Le communisme, selon votre citation de Lénine, prône l'existence de guides révolutionnaires d'un côté et donc, de guidés (soumis) de l'autre. La société sans classe est bien plus prônée par les anarchistes que par les communistes.
Enfin il est bien facile d'expliquer le comment du pourquoi de l'Histoire après coup. La vérité est que sur le moment tout n'est que confusion, aléas, irrationnalité.
Enfin, je dois vous dire que je n'ai rien contre les marxistes en particulier: ils ont plutôt un grand coeur et se préoccupent de notre situation à nous les gueux. La seule chose que je leur reproche est de croire que nous trouverons notre bonheur dans le communisme.
Les étapes quant à elles n'ont rien de marxistes, elles viennent tout droit de Lénine. La dictature du prolétariat ne fut même jamais appliquée, ni à Cuba, ni en ex-URSS, ni en Chine, à moins de nommer par là la dictature du parti sur le prolétariat.
Marx analyse ainsi l'exploitation du prolétariat: par l'industrialisation; qui dit industrialisation dit forcément aliénation. Donc tout changement, pacifique ou révolutionnaire qui n'abolit pas l'industrie, n'abolira pas non plus l'exploitation du prolétariat. Il est bien que vous notiez que le communisme n'est pas en opposition avec le capitalisme à ce sujet. Et c'est pourquoi les "marxiens" parlent de Capitalisme d'Etat à propos du communisme.
Enfin si le communisme se revendique de la Science de l'Histoire, science qu'elle prétend exacte, pourquoi donc jusqu'à 10 tendances communistes différentes et opposées les unes aux autres dans un territoire aussi petit que la Belgique? Serait-ce que 1+1 n'égale pas 2 pour tout scientifique?
Si l'homme, comme vous le considérez, serait 100% rationnel, et si le communisme était la solution au bonheur de l'homme par la simple abolition des classes sociales (ce que par ailleurs aucun communiste ne prétend réaliser), tout les Peuples seraient communistes à 100%. Or j'observe que c'est nullement le cas. Ou donc l'Homme n'est pas rationnel (et donc ni le déroulement de l'histoire fait, rappelons-le, par les hommes), ou donc il ne cherche pas son bonheur personnel, ce qui serait plutôt un bon signe à l'heure où l'on dénonce l'individualisme du bonheur. Soit enfin, en étant plus que rationnel: raisonnable, il considère que le communisme ne mène nullement ni à son bonheur ni à celui de ses proches (famille, amis).
Enfin je constate que vous ne vous êtes arrêté qu'à cet article, sinon vous cesseriez de me poser des questions sur le Royalisme que je défends.
Enfin vous vous prétendez à la fois communiste et humaniste. Ne vous saute-t-il pas aux yeux que tous les humanistes des pays du "communisme réel" étaient considérés comme dissidents?