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France

Mardi 5 mai 2009

S'il y a bien quelque chose qu'il faut comprendre c'est en quoi l'Absolutisme est contre le Roi et l'idée de Royalisme en France. D'abord à en lire les pensées des deux grands prétendants de France, Louis XX et Jean de Vendôme, ils sont plutôt modernistes sans pour autant sacrifier au popularisme.

Le Roi est important pour cela: être au-dessus de l'arrogance de la droite et extrême-droite et au dessus du populisme de la gauche et extrême-gauche. Mais il est aussi important en tant qu'élément mobilisateur non de quelques scribouillards fils-à-papa (et quant à moi je suis un scribouillard gueux comme l'indique l'intitulé du site associatif) mais de la Population.

L'enseignement obligatoire, chose désirable en soi mais que de plus en plus de courants libéraux veulent détruire, fait que tout un chacun est capable de penser, d'avoir une capacité de jugement, bref d'avoir une res-ponsabilité publique que ce soit au niveau de l'exercice d'une fonction publique ou en tant que simple citoyen.

 

En ce sens l'Absolutisme ne peut que désservir la cause royale. D'abord car elle suppose que tout un chacun, comme le voudraient actuellement les libéraux, n'ait plus accès à l'éducation. Or quand se produisit la Révolution tant Française que plus proche de nous Népalaise? Justement quand le Peuple n'était pas éduqué donc manipulable bien plus facilement.

 

Ensuite l'Absolutisme suppose que le Roy soit l'unique responsable de ... TOUT! Et quand je dis tout c'est bien tout. C'est-à-dire non-seulement de la gouvernance mais aussi des trains qui arrivent en reatrd, des sécheresses, des disettes, etc.

 

C'est à terme monter le Peuple contre le Roi!

 

Pire, il y a des absolutistes qui rêvent à la Restauration de l'Ancien Régime!!! Eux, derrière leurs ordinateurs, à la chasse en vacance, s'imaginent-ils redevenir serfs, agriculteurs dépossédés de tous leurs innombrables loisirs au service non du Roi (car le servage ce n'était pas le Roi) mais d'un simple "arrivé" aristocrate? Bien sûr que non, ils s'imaginent au plus bas comme étant des agents de la propagande royale, au mieux, conseillers spéciaux du Roi, mais jamais serfs eux-mêmes sinon ils seraient déjà agriculteurs à la campagne non en tant que propriétaires terriens mais en tant qu'ouvrier saisonnier!

 

Cela suffit à démontrer leurs contradictions.

 

On me demandera alors pourquoi un Roi? La réponse se trouve dans cet article, cliquez ici.

 

Bref il faut en finir avec ces rêveurs qui font le cauchemard et du Roi et du Peuple!

Par Philippe J-A Le Bihan
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Samedi 14 mars 2009

Depuis déjà quelques mois, depuis le début de la "crise financière" en fait, l'agitation est grande chez les Royalistes Français de toutes tendances, des absolutistes aux plus démocrates. En effet, l'occasion est grande de critiquer un Président peu aimé des syndicats (Sarkozy), et partant, la République.

Cela soulève pourtant quelques questions. En effet, qu'on visite les sites des absolutistes ou des plus modérés (liens NAR et RDM), il semble que le Retour du Roi soit une idée qui non-seulement s'imposerait d'elle-même mais qui plus est serait une solution miracle aux diverses crises environnementales, sociales, financières, politiques, éthiques, philosophiques et même pour certains religieuses que traverse le pays.

Pourtant, que je sache, la Suède, le Danemark, le Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg, Monaco, la Grande-Bretagne, pour ne parler que des monarchies européennes, traversent elles-aussi une crise financière et toutes les autres crises que j'ai cité dans le paragraphe précédent. Alors?

Alors on n'en sort pas tant qu'on ne prend pas en compte les leçons de ces crises vécues dans ces diverses Monarchies. Et il nous faudra aussi citer le Népal, exemple même de Monarchie Absolutiste, qui fut la première à subir les secousses du monde économique et politique à tel point qu'elle en fut renversée. Apropos du Népal il est important de lire l'article de Wikipédia et de noter à quel point ce fut bien en cette Monarchie Absolutiste anti-moderniste que débuta les premières secousses de la Crise mondiale, souvenons-nous des infos de l'époque (2006-2008).

Ce n'est un mystère pour personne qui a déjà visité ce site: je suis en faveur d'une Monarchie Eclairée et Démocratique. Dans la tradition pure Capétienne de la "Res-Publica", la chose publique ou pour faire sonner mieux l'entièreté de la signification du mot: la Res-ponsabilité Publique. Sans pour autant nier la nécessité de "prérogatives Royales", telles les Droits de veto, de regard sur le travail des élus, de censure, de proposition et, je peux éventuellement l'envisager en cas de force majeure, d'imposition unilatérale.

L'un dans l'autre il faut bien comprendre que ce qui se vit en France de nos jours n'est pas une question de Régime mais de Politique. Et déjà même sous François Ier, donc déjà même sous les Capétiens, on distinguait bien le Régime de la Politique, l'un ne se confondant pas forcément dans l'autre. Le Roi n'a jamais été seul aux commandes, pourrait-on résumer.

Alors que dire de cette agitation qui prend les royalistes français? Que si la France vivait sous un Roi absolutiste, les absolutistes le presseraient de promulguer le Communisme afin d'en finir avec ces méchants capitalistes qui fouttent la merde en notre Beau Royaume. Vous imaginez? Notez que j'ai déjà écris ici combien il n'y avait pas grande distinction entre l'extrême-droite et l'extrême-gauche (une preuve?: le pacte scellé en son époque entre diverses branches d'Action Française et d'Action Directe!!! Il fallait oser).

Et que si la France vivait sous un Roi démocrate, les critiques des royalistes démocrates se déplaceraient du Président Sarkozy au Premier Ministre et Chef de Gouvernement Sarkozy.

C'est en ce sens que les fameuses prérogatives royales pour lesquelles je milite, dans le cadre d'une Monarchie Démocratique, sont importantes: pouvoir de temps à autres passer au-dessus du gouvernement.

Notons bien que par exemple la RDM proclame haut et fort que le Roi est LA solution aux problèmes de crises et notamment l'écologique. Pourtant, n'est-ce pas plutôt fonction de l'éthique insufflée par le Roi au sein de son gouvernement et non en la personne du Roi lui-même que réside la solution? En effet, Albert II de Monaco s'est intéressé très fort aux problèmes du réchauffement climatique notamment aux Pôles. Pourtant le plus petit Etat européen ayant installé des panneaux solaires pour générer de l'électricité sur son territoire n'est pas une Monarchie mais une Théocratie: le Vatican!

Je finirai donc mon article avec cette petite pique...

Par Philippe J-A Le Bihan
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Lundi 24 novembre 2008

Cela va faire grincer beaucoup de dents (Salama h'likum), mais il faut bien après avoir tant critiqué la Révolution Française répondre aux questions des étudiants tant belges que français qui se demandent comment et pourquoi la Révolution fut si lente (elle dura 1 siècle entier), et en quoi et pourquoi elle était Républicaine?

 

En effet, rien dans l'Oeuvre des Lumières ne laisse envisager une République. Au contraire, les Roys Capétiens et la noblesse de Cour (très peu celle de Province) aimaient à fréquenter ce monde scientifique et surtout culturel. On pourrait réévoquer ici le scientifique Lavoisier dont j'avais dit que la Révolution le décapita. En fait le Lavoisier du "rien ne se perd rien ne se crée, tout se transforme" était un serviteur du Roi Louis XVI; il était exactement collecteur d'impôts à son service. C'est pour cela qu'il fût décapité. D'un autre côté on ne cesserait pas de citer les auteurs, de Théâtre surtout avec Marie-Antoinette, qui furent sollicités par le Roi et la Reine. Pas seulement de Théâtre mais aussi en matière juridique et politique.

 

Louis XVI, mais également avant lui Louis XIV, ressentait lui aussi donc un besoin de modernisation du monde politique et juridique de son temps.

 

Il faut noter ici que la Révolution de 1789 n'était pas directement républicaine! Au contraire puisque aux Assemblées Générales et lors des élections des Représentants, il y avait beaucoup de royalistes et que ceux-ci pouvaient s'exprimer librement. Si bien d'ailleurs que la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen fut écrite par le courant royaliste "monarchien" qui prônait non plus une monarchie de droit divin mais une monarchie à l'anglaise, c'est-à-dire démocratique tout en ayant des pouvoirs forts (rappelons quand même les pouvoirs de la Chambre des Lords jusque dans les années 1850).

 

D'élections en élections, le courant royaliste ne perdit dans un premier temps pas du tout son influence à la Constituante. Rappelons que la révolution, ce n'était en fait qu'un soubresseau de révolte en ce moment, ne s'était faite que contre les taxes et impôts auxquels étaient assujettis les bourgeois (avec manipulation par ceux-ci du Peuple bien évidemment).

 

Se pose alors le modèle politique à adopter, sans qu'on ose encore parler de république. Et c'est là que s'explique mon titre. Alors que grâce aux monarchiens notamment la bourgeoisie était prête à remettre le Roy en son Château, surgit une nouvelle tendance royaliste d'ultra-droite. Celle-ci refusait premièrement le nouveau drapeau Français, et ensuite refusait tout compromis en matière de changement politique (pourtant souhaité, nous l'avons vu plus haut, par les Capétiens eux-mêmes). Elle voulait un retour au servage, niait le modèle de développement anglais (ç-à-d le capitalisme industriel).

 

Devant ce risque de perte des acquis de la Révolution de 1789, les bourgeois écoutèrent donc les tenants de la République.

 

Dès lors ce qui n'était qu'une révolte anti-impôts, devint une Révolution Républicaine.

 

Pour en savoir plus sur comment les Royalistes de l'ultra-droite puis plus récemment de l'extrême-droite antisémite firent perdre toute possibilité à un roy de revenir, je vous conseillerai la lecture du très intéressant ouvrage d'un royaliste français de la NAR (lien à gauche), "Le Royalisme, histoire et actualité" Bertrand Renouvin. On y apprend aussi beaucoup, et c'est peut-être le thème majeur du livre, sur les différents courants Royalistes Français; l'extrême-droite mais aussi les légitimistes, libéraux, les catholiques-sociaux, la gauche royaliste, les "res-publicains". Ce qui a le mérite de replacer l'extrême-droite royaliste française dans son contexte exact: celui d'une infime minorité.

Par Philippe J-A Le Bihan
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Samedi 22 novembre 2008

On l'a appris ce matin: Aubry gagnait (de 42 voix seulement) sur Ségolène Royal aux élections à la Présidence du PS Français (Parti Socialiste). Plus tard dans la soirée nous devions déchanter: Hollande reporte la déclaration d'investiture à une réunion de parti interne mardi prochain.

 

Souvenons-nous quand même de la Présidentielle Française de 2007: des candidats sérieux du PS étaient en lice, jusqu'à Jack Lang le dernier Mitterrandien. Tous auront subi, de leurs propres aveux, des pressions pour se désister au profit d'une jusque là inconnue du monde socialiste français: Ségo! Cette ascention fulgurante me laissa penser ceci: "n'aurait-elle pas couché simplement avec Hollande pour en arriver là où elle était", c'est-à-dire à la candidature suprême de la République, qu'une fois acquise elle s'empressa de se défaire de François Hollande clamant dans un livre à succès sa séparation officielle avant même les élections finales remportées. Quelle imprudence!

 

Souvenons-nous également de ses propositions pour la Jeunesse en perdition: encadrement non par des éducateurs mais bien par du personnel de l'armée (sic)! Camp d'éducation des jeunes parents (resic)! Quand on pense que son propre fils fût arrêté pour consommation de drogue et incidents provoqués par celle-ci...

 

Que Hollande n'ait pas encore compris que l'avenir du PS ne s'est jamais joué sur les belles fesses d'une jeune demoiselle mais bien sur un programme sérieux et de Gauche réelle, non en repiquant les vieilles recettes sécuritaires de la Droite, cela me laisse pantois.

 

Bref si Ségo est nommée à la tête du PS, on pourra dire qu'encore une fois l'appareil se sera joué de ses militants et de sa base. Même si Ségolène Royal remporte une élection, ce ne sera que pour 5 ans car elle réussira à dégoûter les plus prolos du socialisme!

Par Philippe J-A Le Bihan
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Lundi 31 décembre 2007

Jack Lang, beaucoup critiqué, est pourtant le dernier des Mitterrandiens, le dernier des présidents possibles pour la France ayant une carrure de monarque éclairé et non de simple régent aux dents acérées tel Sarkozy.

Si nous estimons que Jack Lang doit réintégrer le PS et en tant que président de ce parti c'est parce qu'il a participé à toute une époque, aujourd'hui révolue, de Restauration initiant le rayonnement de la francophonie dans le monde. S'il a bien prononcé quelques discours fort républicains, il s'agissait plus d'une conscience de la res-publica, la chose publique aux mains du peuple comme il se doit dans toute démocratie, soit-elle république ou monarchie. Mais sachons noter que Jack Lang est un admirateur de la monarchie éclairée et qu'il a été primé par le Prix Hugues de Capet pour ses ouvrages historiques sur la Famille Royale de France (tout comme François Bayrou).

Je ne comprends pas vraiment les critiques apportées par la NAR contre Jack Lang (ni contre Bayrou d'ailleurs). J'ai l'impression qu'en critiquant ainsi les meilleurs tenant du monarchisme au plus haut niveau de la république, elle se sabotte elle-même.

Jack Lang était l'homme de confiance de François Mitterrand. Un de ses conseillers les plus proches. Comme je l'ai déjà écris dans l'article "Progressisme et Romantisme", les élections de 1981 s'étaient surtout jouées au Théâtre le Palace, club fréquenté par la classe moyenne et à majorité royaliste progressiste. Jack Lang était l'un des seuls dignitaires du PS à fréquenter ce club. Toutes les fins de semaines il y discutait avec des artistes et des intellectuels (qu'ils soient renommés ou du dimanche), il prenait la température de cette nouvelle classe sociale émergente sans laquelle rien ne serait désormais plus possible (pour qui en doute: voir nos bobos d'aujourd'hui qui font et défont un gouvernement à coup de manifs et autres festivités).

C'est ainsi que Jack Lang a relayé vers Mitterrand l'idée de l'abolition de la peine de mort, idée très populaire chez les classes moyennes branchées alors qu'elle était largement impopulaire dans tout le reste de la France, c'est-à-dire la majorité. Mais connaissant le poids de cette classe moyenne, poids non en nombre mais en influence, Mitterrand pris le pari d'oser aller à contre-courant du peuple de France et d'annoncer l'abolition de la peine de mort!

Ensuite notons que tout ce qu'a fait Jack Lang en tant que Ministre de la Culture a été de démocratiser la Monarchie! En effet: le Louvre, Versailles, la Bibliothèque Nationale, la Fête de la Musique, tout cela ne sont-ce pas des vestiges de la monarchie, de ce qui était auparavant réservé à l'aristocratie et qui devient par promulgation du monarque Mitterrand ouvert à tous?

C'est cet esprit que je regrette, et il faut bien se l'avouer: Mitterrand est mort et il ne lui reste qu'un seul successeur: Jack Lang et personne d'autre!

Par Philippe J-A Le Bihan
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